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Actualités Inet )Paléontologie
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Articles :: Retour sur actu: Quand les mammifères chassaient les dinosaures

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Au mois de janvier est paru dans la revue Nature comment une équipe sino-américaine a eu la surprise de dénicher, dans l'estomac d'un fossile de mammifère datant du Mésozoïque, les fragments d'un squelette désarticulé d'un jeune dinosaure.
Depuis quelques temps déjà, certains paléontologues soupçonnaient les mammifères de n'être pas seulement de petits animaux nocturnes insectivores, survivant à l'ombre menaçante des dinosaures jusqu'à leur extinction il y a 65 millions d'années. Mais aucun fossile complet n'était venu renforcer leur hypothèse jusqu'à la récente découverte de Yaoming Hu, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie, et de ses collègues.
Deux espèces de dinosaures ont en fait été mises à jour. La première, Repenomamus robustus, déjà connue, correspond à un mammifère d'environ 50 cm de long; quant à la 2e espèce, nommée Repenomamus giganticus, elle mesurait plus d'un mètre de long et devait ressembler à un blaireau.
Ce qu'il y a d'intéressant dans ces découvertes, c'est que des os d'un bébé Psittacosaurus d'environ 14 cm
de long ont été retrouvés à l'emplacement de l'estomac du Repenomamus robustus,
ce qui constitue la première preuve directe que quelques mammifères primitifs se sont nourris de petits vertébrés, y compris de jeunes dinosaures (voir photo). Or, si le R. robustus pouvait parvenir à manger un dinosaure, alors son grand frère, R. giganticus, le pouvait certainement lui aussi...
L'idée que Repenomamus a mangé de jeunes dinosaures est très plausible car les os de dinosaure trouvés avec le R. robustus sont d'un individu seul et certains sont encore articulés, ce qui rend peu probable qu'ils aient été délogés là d'un autre lieu après la mort de l'individu. L'articulation des os suggère également que Repenomamus ait déchiré les membres de sa proie du corps de l'animal avant de les engloutir sous forme de gros morceaux. Cette théorie est soutenue par le fait que les dents de ces mammifères sont pointues, sans molaires. Pour confirmer que le Psittacosaurus a été mangé, il faudrait encore rechercher la corrosion sur ses os par les acides digestifs. Les mammifères carnivores ont aujourd'hui en effet les sucs digestifs très forts: l'acide de l'estomac des hyènes, par exemple, peut faire des trous dans des os et des dents.
L'idée que Repenomamus ait complété son régime avec des végétaux est cependant rejeté par certains car avec des dents de ce type, on ne s'attend pas à ce qu'elles fassent beaucoup de meulage ou d'écrasement, ce qui est le cas chez les herbivores.
Ces résultats prouvent donc que quelques mammifères mésozoïques étaient carnivores, et pouvaient devenir beaucoup plus grands que précédemment admis, et auraient concurrencé des plus petits dinosaures pour la nourriture et le territoire. R. giganticus est le plus grand mammifère jamais connu ayant appartenu à l'ère mésozoïque.
Les mammifères du Mésozoïque étaient imaginés jusqu'à présent comme vivant dans l'ombre des grands dinosaures et donc de taille très petite parce que l'accès à la nourriture leur était limité pour diverses raisons explicitées dans cet article mais aussi parce qu'une plus grande taille les aurait rendus vulnérable face aux grands dinosaures et donc il n'y a pas eu sélection de cette dernière. Selon Lionel NAVAGAS, à la vue de cette découverte, on peut alors se poser des questions sur la sélection d'une telle taille (plus d'un mètre de long) pour le Repenomamus gigantus. Cette taille constitue un désavantage par rapport aux grands dinosaures pour lesquels il devient une proie et en même temps un avantage par rapport aux petits dinosaures, voire juvéniles, pour lesquels là le Repenomamus devient un prédateur. Visiblement, la taille a semblé être plus un avantage par apport aux inconvénients qu'elle pouvait apporter et elle a donc été sélectionnée.
Enfin, contrairement à ce que l'on a pu entendre, ce n'est pas une espèce de mammifère prédatrice de dinosaures qui peut expliquer la fameuse disparition des dinosaures. On savait en effet déjà qu'ils devaient être capables de s'attaquer aux œufs de dinos et de toute façon, la crise Crétacé-Tertiaire est bien trop complexe et importante pour qu'elle puisse avoir été causée uniquement par des mammifères prédateurs, qui ne constituaient pas la majorité des mammifères de l'époque...
Reconstitution du Repenomamus robustus dévorant un Psittacosaurus </body>
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Articles :: Des plumes aux pattes

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Un nouveau dinosaure à plumes vient d'être décrit et baptisé Pedopenna daohugouensis. Il appartient aux Eumaniraptora, un groupe de Cœlurosaures.
Les seuls ossements découverts correspondent à une patte arrière, extrêmement bien conservée. On peut nettement y remarquer des plumes (ou des proto-plumes). Il s'agirait donc d'un dinosaure qui pouvait se servir des ses pattes arrière comme d'une deuxième paire d'ailes.
Jusqu'à présent, il n'y avait qu'un seul dinosaure décrit avec 4 ailes, il s'agit de Microraptor gui, décrit en 2003. Pedopenna daohugouensis apporte donc un nouvel argument à une toute nouvelle théorie expliquant l'apparition du vol chez les dinosaures ancêtres des oiseaux, d'autant qu'il est plus âgé que le Microraptor, puisque le gisement où il a été découvert est daté du Jurassique supérieur, ce qui lui fait peut-être 145 millions d'années selon le paléontologue Xing Xu.
Photo du Pedopenna daohugouensis et détail de ses plumes attachées aux pattes arrière </body>
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Articles :: Dinosaure-oiseau ou Oiseau-dinosaure?

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Un nouveau squelette chinois vient d'être décrit récemment. Baptisé Jinfengopteryx elegans, sa conservation est exceptionnelle et permet de voir des plumes recouvrant tout le corps de l'animal.
Le Jinfengopteryx a été découvert dans un gisement de la province de Hebei, près de la région du Yixian en Chine
, un site unique au monde ayant déjà livré tant de dinosaures à plumes et d'oiseaux primitifs.
Les paléontologues qui ont décrit le Jinfengopteryx l'ont considéré comme un oiseau primitif,
mais l'analyse de ses caractères semble plutôt le rapprocher des dinosaures,
et notamment du groupe des Troödontidés. Compte-tenu de la datation approximative de son gisement
(fin Jurassique ou début Crétacé), Jinfengopteryx pourrait ainsi être un Troödontidé primitif, en tout cas le seul de ce groupe conservé avec des plumes.
Des structures ovales sont observables dans l'abdomen: il pourrait s'agir d'œufs ou de la nourriture avalée par ce dinosaure avant sa mort (graines, noisettes?), ce qui constituerait là encore une première chez les Troödontidés. </body>
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Articles :: Les premiers dinosaures du Kenya
Pour la première fois, une expédition paléontologique a découvert des dinosaures au Kenya. Les fossiles ont été mis à jour au nord-ouest du Kenya, près du lac Turkana.
La quantité d'ossements est impressionnante: on parle de plus de 200 dinosaures! Parmi ces dinosaures, plusieurs semblent correspondre à de nouvelles espèces. Théropodes proches du T.rex, Sauropodes (Apatosaures?), Hadrosaure (probablement proche du Camptosaurus ou de l'Ouranosaurus)... le gisement, daté du Crétacé (~90 à 80 millions d'années), semble prometteur. L'étude scientifique a commencé, mais elle devrait durer de nombreuses années avant de livrer les secrets de tous ces fossiles.
Articles :: Des tissus de T.rex préservés?
Des chercheurs américains ont annoncé dans la revue Science avoir découvert des traces de tissu non fossilisés dans un os de T. rex âgé de 70 millions d'années.
C'est lors du dégagement du squelette que le fémur de ce dinosaure a été brisé
, révélant d'étranges structures à l'intérieur de l'os. Selon la paléontologue Mary Higby Schweitzer, ces tissus seraient comparables aux vaisseaux sanguins que l'on trouve dans les os d'autruches actuelles. De plus, on pourrait y trouver ce qui ressemble à des cellules sanguines.
Il est très rare de retrouver des tissus intacts pour des animaux fossiles. En effet, les êtres vivants ne peuvent se conserver très longtemps que s'ils se fossilisent. Or au cours du processus de fossilisation, la matière vivante est remplacée par de la matière minérale, plus résistante. Les fossiles obtenus sont donc des roches, ressemblant exactement à l'animal disparu. Mais toutes les molécules du vivant (glucides, lipides, protéines, ADN,...) sont alors irrémédiablement perdues.
Dans le cas de ce Tyrannosaure de 18 ans, les tissus ont pu se conserver intacts au coeur de l'os qui s'est fossilisé.
D'ailleurs, les photos montrent effectivement des structures fibreuses qui semblent intacts.
Pourrait-on y trouver des protéines conservées, ainsi que des cellules intactes, contenant de l'ADN? Est-on encore loin de
Jurassic Park? Ces questions expliquent à elles seules l'engouement suscité par la "découverte" annoncée. Le problème,
c'est que les tissus n'ont pas encore été analysés, donc il n'y a pour l'instant aucune preuve d'avoir retrouvé des tissus vivants.
On peut d'ailleurs se rappeler l'histoire du fameux Willo, un dinosaure du genre Thescelosaurus, chez lequel on avait cru retrouver un cœur fossilisé. Malheureusement, quelques années plus tard, les analyses ont fini par conclure que ce qui avait été pris pour un organe fossilisé n'était en fait qu'un fragment de nodule, donc une roche n'ayant aucun rapport avec le fossile...
Il est donc recommandé la plus grande prudence dans ces annonces médiatiques qui ont souvent pour but de financer
les recherches de quelques labos peu scrupuleux.
Il est vrai que le côté superstar des dinosaures encourage ces pratiques et ce ne sont pas les fous de dinos qui vont s'en plaindre...
Référence de l'article: Tyrannosaurus rex Soft Tissue Raises Tantalizing Prospects, Science, 2005 307: 1852.
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